Le tir à l’arc regroupe de nombreuse disciplines différentes, des plus compétitives au plus folklorique et traditionnelles. Voici les principales.

Tir en salle

En compétition, le tir en salle se pratique à 18 mètres sur blasons (cible) de ø40 cm (ou ø60 cm à 25 m) ou sur « trispots » (trois spots alignés, équivalents aux zones centrales du blason de ø40 cm ou ø60 cm), en deux fois 10 volées de 3 flèches soit 60 flèches (sur les trispots, une flèche par spot).

Tir Olympique

Le tir Olympique est un tir sur cible en plein air, sur terrain plus ou moins plat (par ex. un terrain de sport).

En arc classique, il s’agit de la discipline olympique, et se pratique à une distance de 70 m sur blason de 1,22 m.

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La distance est réduite pour les catégories « jeunes » : 60 m pour les cadets, 40 m pour les minimes et 30 m pour les benjamins. Pour ces deux dernières catégories, le blason est réduit à 80 cm.

Tir Campagne

Le Tir Campagne est une discipline qui se pratique en terrain accidenté à découvert ou en sous-bois, sur un parcours de 24 cibles dont les distances sont :

  • 12 connues et 12 inconnues (panachage au choix de l’organisateur)

Les distances connues vont de 5 à 60 m, les distances inconnues de 10 à 55 m pour les classiques et arc à poulie. Pour les arcs nus (sans viseur), les distances vont de 5 à 45 m en inconnues et de 5 à 50 m en connues.

L’archer tire une volée de trois flèches par cible, soit un total de 72 flèches. Il dispose de 3 minutes pour tirer ses trois flèches.

On trouve 4 types de blasons en tir campagne : les birdies qui sont des trispots de 20 cm de diamètre. On en trouve quatre par cible, un par archer du peloton ; elles sont utilisées pour les très courtes distances.

Les « gazinières » de 40 cm de diamètre permettent de tirer à des distances courtes. On en trouve également quatre par cible.

Enfin, les « 60 » et « 80 » permettent de tirer à longue distance. Leurs noms indiquent le diamètre des blasons.

Tir Nature

Le tir nature est un parcours de 42 ou 2×21 cibles placées à distances variables (5 à 40 m) qui se pratique en pleine nature. Les cibles sont des images animalières comportant une zone tuée et une zone blessée.

Sur chaque cible l’archer doit évaluer la distance et tirer 2 flèches en 30 ou 45 secondes (en fonction du type d’arc ou de la catégorie d’âge9), chaque flèche étant tirée d’un pas de tir différent. Un concours officiel se déroule sur 2 parcours de 21 cibles dans la journée.

La discipline requiert les caractéristiques suivantes : déplacement et tir rapide, précision. Il arrive régulièrement que la position du tireur soit complexe pour avoir un bon angle de tir.

Les points sont comptés de la façon suivante :

  • 1re flèche : zone tuée 20 points, zone blessée 15 points.
  • 2e flèche : zone tuée 15 points, zone blessée 10 points.

Tir 3D

Le tir 3D est relativement récent. Il tient son nom du fait que l’archer ne tire pas sur une représentation en deux dimensions, mais sur la réplique d’un animal. L’idée étant de se rapprocher d’une situation de chasse. Il existe de nombreuses réglementations à travers le monde, où il faut trouver la fenêtre de tir optimale.

Tir Beursault

Le Beursault se pratique dans un « Jeu d’arc » ou jardin d’arc dans une compagnie mais peut éventuellement être organisé sur un terrain plat dans les régions (nombreuses) qui ne disposent pas de Compagnies ou de « jeu d’arc ». Celui-ci se compose de deux buttes (cibles) opposées et distantes de cinquante mètres. Ces buttes s’appellent butte d’attaque et butte maîtresse. La surface entre les deux buttes est une allée centrale dénommée « l’allée du Roy ». De part et d’autre de l’allée centrale se situent deux allées de dégagements aussi appelées « allées des chevaliers ». La sécurité est assurée par des panneaux de bois d’environ 4 m de hauts appelés « gardes » placés de part et d’autre et tout au long de l’allée du Roy. Les centres des blasons sont placés à un mètre du sol, ce qui correspondait à la faille dans l’armure des chevaliers.

Les tireurs sont regroupés par pelotons de 5 à 6 archers maximum. Au début du concours, chaque archer tire une flèche de la butte maîtresse vers la butte d’attaque. Ensuite il emprunte l’allée de dégagement pour rejoindre la butte d’attaque. Une fois tous les archers regroupés, ils comptabilisent leurs points.

Les archers comptent leurs points (1 flèche en cible = un « honneur » et le nombre de points correspondant en cible de 1 à 4). Le décompte terminé, ils se retournent et tirent une flèche de la butte d’attaque vers la butte maîtresse. Le jeu s’arrête après 20 « haltes » (tirs), soit 40 flèches. La première flèche se tire « couvert », c’est-à-dire avec un couvre chef sans oublier le salut traditionnel « Mesdames, messieurs les archers je vous salue ». Si la condition n’est pas respectée, le tireur est « mis à l’amende », il doit mettre de l’argent, n’importe quelle somme, dans un tronc. Le censeur qui lui présente le tronc ne doit pas regarder ce que l’archer verse au tronc sous peine de voir l’archer lui reprendre ensuite le tronc et le lui présenter à son tour.

Cette discipline est surtout pratiquée dans le nord de la France, de l’est de la région parisienne et en Picardie.